Fiche technique

 

Voies de communication

n°1
   

 

Voies de communication

 


Carte de l'ardèche, milieu du XIXe siècle

 

Préambule

Dès l'antiquité, le Vivarais est traversé par plusieurs voies de communication importante. La plus développée, et sans doute aussi la mieux aménagée est la voie dite « d’Antonin », qui suit la vallée du Rhône jusqu’au Teil, avant d’obliquer vers Alba, chef lieu des Helviens puis de s'orienter au sud vers Vallon et Barjac, au niveau de Mirabel.
Un autre axe longe les Cévennes d’Aubenas aux Vans. De ce dernier, comme depuis la vallée du Rhône, partent plusieurs routes très secondaires qui pénètrent à l'intérieur du Vivarais vers le Velay et le Gévaudan.

Dès le XIIe - XIIIe siècles, les axes transversaux reliant la vallée du Rhône au Massif Central se développent sous l’impulsion du commerce entre ces deux régions aux productions complémentaires. Le Vivarais devient alors, et pour cinq siècle durant au moins, une région ouverte par laquelle transitent de nombreux produits et denrées : sel, vin, huile, bois, grains, produits d’importation, etc. Les transports sont alors assurés par des convois de mulets dont la résistance et l’habileté sont dès lors reconnus dans tout le sud-est. C’est autour de ce réseau routier et de ces échanges commerciaux que nombre de petites villes se développent : Aubenas, Joyeuse, Privas, Tournon, Annonay, Saint Agrève, Pradelles, etc. donnant au Vivarais médiéval un volet urbain oublié de nos jours.

Franck Bréchon



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