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Architecture civile et religieuse dans le Bas-Vivarais Rhôdanien - L'architecture du XVIIIème siècle

L'architecture civile et religieuse dans le bas-vivarais rhôdanien

L'architecture du XVIIIème siècle : La Famille Franque - Y. Esquieu -


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Façade de l'église Notre-Dame-du-Rhône
- Cliché Inventaire Général - J-M Refflé -

q PREAMBULE

De 1731 à 1759, ont travaillé à Viviers les architectes de la famille Franque d'Avignon, surtout Jean-Baptiste mais aussi son fils François. Leurs oeuvres ont marqué le paysage hors-les-murs de Viviers et provoqué des imitations dans les limites de la ville ancienne. Les Franque ont constitué le principal "cabinet d'architecture" à avoir oeuvré au XVIIIe siècle dans cette région. Aborder leurs réalisations c'est s'initier à l'architecture religieuse et civile du XVIIIe siècle.

q CONTENU

site : Viviers

situation : les édifices essentiels sont situés hors les murs de l'ancienne ville, au sud. Quelques hôtels particuliers de même époque sont aussi en centre ville, le long de la Grande-Rue.

interprétation, chronologie, intérêt :
Les oeuvres des Franque à Viviers couvrent la période 1731-1759. Les Franque constituent l'une des familles d'architectes les plus marquantes pour cette époque dans le sud-est de la France. Si Jean-Baptiste et son fils Jean-Pierre ont eu une carrière régionale (Avignon, Provence, Languedoc, basse vallée du Rhône), François, autre fils de Jean-Baptiste, a eu une carrière aussi parisienne, après une formation romaine, et ses projets ont été donnés en exemple dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Les Franque se sont beaucoup intéressé à la science de la stéréotomie et leurs voûtes sont souvent des chefs d'oeuvre de taille de pierre (voir le vestibule du palais épiscopal et la nef de la cathédrale).


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Intérieur de l'église Notre-Dame-du-Rhône
- Cliché Inventaire Général - J-M Refflé -

q OUTILS DISPONIBLES

expositions, outils pédagogiques :
Dans l'attente de l'ouverture d'une exposition permanente dans la maison des Chevaliers, sur demande, des éléments peuvent être présentés sur ce thème : photographies d'autres réalisations des Franque, gravures du XVIIIe siècle montrant des projets de François Franque, outils de tailleurs de pierre et de charpentiers du XVIIIe siècle, gravures du XVIIIe siècle montrant des chantiers, maquette du palais épiscopal de Viviers.

q AVOIR SUR LE TERRAIN

Le palais épiscopal (actuel hôtel de ville) peut être étudié de façon privilégiée, exemple typique d'un hôtel particulier du XVIIIe siècle.
Le palais a été commandé par Mgr François Reynaud de Villeneuve. Les travaux ont duré de 1732 à 1737.

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Palais épiscopal - Façade sur jardin - Cliché Y Esquieu -
Plan type de l'hôtel parisien entre cour et jardin. Il correspond aux plans théoriques donnés par les traités d'architecture de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. De part et d'autre du bâtiment principal devaient se développer deux ailes latérales, une seule a été construite. Les façades sont marquées par la présence d'une partie centrale soulignée par un fronton et par la présence d'un balcon en fer forgé ; celui du jardin est porté en avant par des colonnes ioniques.
On pénètre dans le vestibule central à droite duquel se situe l'escalier d'honneur puis dans le salon "à l'italienne" (construit sur les deux niveaux du bâtiment).
Décor du salon : peintures murales en camaïeu de vert ou de bleu dont les thèmes ont été envoyés de Rome par François Franque. Scènes principales illustrant l'Ancien Testament : Dieu choisit Moïse pour libérer les Hébreux / Loth échappe à la destruction de Sodome / Tour de Babel / Construction de l'arche de Noé / L'entrée d'ans l'arche / Le déluge / Noé sort de l'arche / Noé devant l'autel du sacrifice. Sur les impostes des portes : les quatre saisons / Sous la galerie : les quatre éléments.
Noter l'intérêt d'un plancher en marqueterie dans l'un des salons et l'enfilade des pièces caractéristique de cette architecture.
A l'étage, la chapelle. Beau plancher marqueté. Peintures murales en grisaille de part et d'autre de l'autel : Présentation de la Vierge au Temple, copie d'un tableau de Le Brun et Adoration des bergers, inspirée d'un tableau de Guido Reni ; les deux tableaux ont été copiés d'après des gravures.

L'hôtel de Roqueplane (actuel évêché). Construit de 1734 à 1738 pour Pierre de Roqueplane, fermier général, parJ.-B. Franque. Organisation sur cour et jardin semblable à celle du palais épiscopal mais en plus petit. Le fronton, côté jardin, est orné d'un relief représentant le Rhône.

L'église Notre-Dame-du-Rhône. Construite de 1734 à 1739 pour les religieuses dominicaines, sans doute sur les plans de J.-B. Franque. Façade sommée d'un fronton sur pilastres ioniques. Voûte en arc de cloître, murs latéraux animés par des pilastres ioniques.
Les hôtels de Beaulieu et de Tourville. Situés dans les murs, ils ne peuvent se développer entre cour et jardin. Le logis est implanté le long de la rue. On remarquera les balcons en fer forgé, à l'hôtel de Tourville les portes de bois sculpté (représentation de la pêche et de la chasse) et les agrafes sculptées du premier étage représentant les allégories des arts, de la pêche, de l'agriculture. Le maître d'oeuvre n'est pas connu.

Voûtes de la nef de la cathédrale. Réalisées de 1757 à 1759. Bel exemple de stéréotomie (voir notamment la voûte de la deuxième travée).
L'ancien séminaire. Le corps principal est construit de 1777 à 1785. Les deux ailes datent de la première moitié du XIXe siècle. Sont intéressants l'escalier, les galeries donnant accès aux chambres, la chapelle.

q LOGISTIQUE

Accessibilité : R.N. 86 et R.N. 7. Autoroute A 7 (sortie Montélimar sud). Parkings à l'hôtel de ville et place de la Roubine.
Accès libre à la cathédrale. Accès à l'église Notre-Dame-du-Rhône, aux hôtels de Tourville et de Beaulieu, accès plus exceptionnel à la façade sur jardin de l'hôtel de Roqueplane par l'association Patrimoine Vivarois (04 75 52 62 45 ou 04 75 49 83 44). Accès permanent à la cour et au jardin de l'hôtel de ville (ancien palais épiscopal) ; pour l'intérieur : 04 75 49 86 10. Accès au séminaire : 04 75 52 62 23.
Hébergement : ancien séminaire (bâtiment de la fin du XVIIIe siècle). Chambres et restauration à prix très modérés. Tél. : 04 75 52 62 23.
Autres sites à voir :
escalier du château de Suze-la-Rousse, plusieurs hôtels du XVIIIe siècle à Bourg-Saint-Andéol, église Saint-Pierre à Pont-Saint-Esprit, Chartreuse de Valbonne à Saint-Paulet-de-Caisson (Gard), Avignon (actuel musée Calvet, actuelle faculté des lettres, porte du Rhône, ancien séminaire Saint-Charles, anciennes boucheries...).
Association : Patrimoine Vivarois, hôtel de ville, 07220 Viviers. Assure la gestion du fonds de documentation, l'organisation et l'ouverture des expositions, l'ouverture des édifices visitables.

BIBLIOGRAPHIE

M. Barber, " L'œuvre de J. B. Franque à Viviers ", dans La Revue du Vivarais, t. XXXV, 1928, p. 145-161
" Églises et palais au siècle des Lumières ", dans Patrimoine vivarois, n°5, 1995, p. 4-5
S. Hartmann-Nussbaum, " L'hôtel de Roqueplane à Viviers ", dans Congrès archéologique de France - Moyenne vallée du Rhône, 1995, p. 369-374
S. Hartmann-Nussbaum, " Viviers, l'église Notre-Dame-du-Rhône ", dans Congrès archéologique de France - Moyenne vallée du Rhône, 1995, p. 363-367
M. R. Jaze-Charvolin, " Le palais épiscopal de Viviers ", dans Congrès archéologique de France - Moyenne Vallée du Rhône, 1995, p. 351-362
Ministère de la culture, Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France : canton de Viviers (Ardèche), Paris, Imprimerie nationale, 1989
Viviers : peintures murales de l'Antiquité à nos jours, Viviers, Les Amis de Viviers - Patrimoine vivarois - Inventaire général Rhône Alpes, 1985


Date de création : 28/09/2005 @ 09:20
Dernière modification : 04/10/2005 @ 11:01
Catégorie : Architecture civile et religieuse dans le Bas-Vivarais Rhôdanien
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